Archives de la catégorie Economie de La Réunion

Comparaison des prix entre les DOM et la métropole en 2010

La nouvelle enquête de l’Insee sur les écarts de prix entre la métropole et La Réunion est à consulter sur le site de l’Insee Réunion. Attention dans ce genre d’étude, il s’agit de prendre le maximum de recul par rapport aux annonces globales qui cachent parfois beaucoup de disparités. Si la tendance est à une forme de réduction des écarts (ce qui ne semble pas étonnant -concurrence accrue, économie d’échelle, sourcing plus performant, accroissement de la productivité, … – pour certains biens ou à une certaine forme de stabilisation pour d’autres, il convient de pondérer cette appréciation des différences par la prise en compte de plusieurs dimensions :

  • les caractéristiques multidimensionnelles de vie sur une île (moindre accès aux biens et services disponibles sur le continent) qui conduisent à élever ce coût de vie insulaire ou à le réduire si l’on parle des dépenses obligatoires (chauffage, vêtements chauds,…) ou de l’accès à certains types de loisir ou au moindre impact d’une certaine forme de stress.
  • l’apparition de nouveaux types de biens et services pour lesquels la concurrence ou l’offre sont moindres

Quoi qu’il en soit, ces résultats intéressants, peu surprenants invitent à pousser plus les investigations dans le sens d’un écart en termes de bien-être.

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La construction de la ville, futur socle des politiques régionales européennes ?

Parmi les débats qui couvent actuellement à La Réunion figure celui de l’aménagement du territoire. Les discussions autour des infrastructures de transports, de la révision du SAR et des défis sur des logements construits en quantité et qualité peuvent l’illustrer. Nous savons que ces enjeux soulèvent obligatoirement des questions financières, qui par temps de crise, apparaissent comme d’autant plus difficiles à résoudre. Au-delà de la mobilisation de la solidarité nationale, La Réunion a l’avantage, en tant que région concernée par l’objectif de convergence, de pouvoir être éligible aux financements européens issus de la politique régionale de développement. Dans ce cadre, il n’est pas négligeable de se tenir à jour des visions politiques et prospectives exprimées par les autorités européennes et cela encore plus lorsque cette expression émane du Commissaire en charge de la politique régionale : Johannes Hahn. Ce dernier nous livre en effet un regard fort intéressant pour les réflexions à mener sur les futures politiques d’aménagement du territoire et des conseils précis qui faciliteront sans nul doute nos négociations avec les autorités de Bruxelles. Je vous conseille donc le lien « Vers une politique européenne de la ville« 

Comme quoi, dans ce domaine vaste qu’est l’aménagement du territoire, il s’agit non seulement de viser des objectifs quantitatifs (loger les habitants, fluidifier les trafics,…) mais aussi et surtout de réfléchir à l’amélioration du bien être des citoyens. Encore une fois, cette impérieuse nécessité d’allier quantité et qualité commence tout juste à être prise en compte au sein de notre île. Souhaitons qu’elle irrigue davantage les décisions prise par l’ensemble de nos décideurs. Les travaux autour de la construction d’indicateurs de développement durable participent à ce projet. Les critères imposés par les autorités publiques dans la RGPP vont également dans ce sens. Il s’agit maintenant de la traduire encore plus dans la localisation des activités humaines et économiques : il en va de la durabilité de notre vie sur ce territoire, durabilité sociétale aussi importante que les dimensions environnementales et financières, mais malheureusement encore parfois négligées. Quoi qu’il en soit au moment où nous entamons les bilans à mi-parcours des programmes opérationnels européens et où nous réfléchissons à la future programmation 2014-2020, l’analyse de Johannes Hahn est éclairante.


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Mouvement dans l’industrie du sucre !

L’industrie du sucre connait en ce moment des mouvements qui sont intéressant à suivre pour l’économie de notre île :Tate & Lyle vend son activité sucrière historique – AGROALIMENTAIRE TATE & LYLE.

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L’attractivité du territoire passe par une bonne lisibilité et des outils ambitieux

Singapour comprend que dans cette compétition mondiale et face à la concurrence de Dubaï, il faut aussi continuer à voir grand :Singapour se dote d’un mégacomplexe de congrès et de loisirs – TOURISME INFRASTRUCTURES LAS VEGAS SANDS CORP.

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Le pouvoir économique doit-il être indépendant du pouvoir politique ?

En matière de gestion de la politique monétaire, il est admis que la politique monétaire d’une banque centrale doit être indépendante des autorités politiques. Plusieurs travaux de recherches et plusieurs économistes l’ont démontré. Ainsi c’est sur cette base que se fondent les statuts respectifs des banques centrales américaine (La FED) et européenne (la BCE). Les discussions demeurent toujours ouvertes sur les règles que doivent suivent ces institutions pour établir leur politique monétaire mais ces discussions sont pour l’instant closes sur la question de l’indépendance (Il est vrai qu’en France, cette question a toujours été l’objet de vifs débats et je vous renvoie vers les enjeux qui ont traversé la dernière campagne présidentielle).

A l’instar de ce qui est préconisé en politique monétaire, il semble bon de se poser la même question sur le lien entre les pouvoirs politiques et les instances syndicales. Cette question est actuellement posée pour le lien affiché par l’un des candidats à la Présidence du Medef et l’actuelle majorité de La Région. On pourrait également faire référence au lien qui pouvait exister entre certaines visions de la CGTR et de l’ancienne majorité régionale. Néanmoins, certaines actions de ce syndicat de salariés ont aussi démontré que celui-ci pouvait faire preuve d’indépendance.

Au total, est-il bon de pouvoir s’afficher tout autant comme ayant le soutien d’un pouvoir politique en place pour une organisation…même patronale ? Le débat reste partagé. Mais il pose la question plus générale du rôle des corps constitués et des organisations sociales dans notre pays et à La Réunion.  La réponse peut s’inspirer de ce qui est préconisé en matière de politique monétaire. Le pouvoir économique constitué en institution (syndicale ou patronale) doit pouvoir faire preuve d’indépendance. D’abord, il y va de l’efficacité de son rôle d’aiguillon, de défense ou d’éclairage des problèmes de notre société. Ensuite, le politique élu aux responsabilités doit rester le seul décideur afin de ne pas semer de confusion entre politique et technocratie (le politique est élu, le technocrate ne l’est pas). Cela est important pour la vivacité de notre démocratie. Si le peuple n’est pas satisfait par une politique (économique) il doit pouvoir identifier le responsable afin de le remettre en cause lors d’une échéance électorale. Enfin, pour que le terme de politique économique puisse prendre sa pleine signification, il doit illustrer une vision portée par le politique et non par des instances agissant dans l’ombre. Il en va de la crédibilité de l’action du politique et de celle de l’économique. Et là, il s’agit d’une leçon d’économie politique !

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