Archives de la catégorie Actualités

« I believe geopolitical problems will rise in the next 10 years and could have a devastating impact on financial assets, » Faber said.

We know that Gold is the one financial asset for which investors do not have to worry about a default or bankruptcy, making it attractive in times of financial uncertainty and the rising geopolitical tensions that may be coming.


Marc Faber has been publisher of the Gloom, Boom & Doom Report newsletter since 1990 and is the author of several books. He spoke Monday morning at the two-day inaugural Internet-based Kitco Metals eConference.


For Faber,  « spending and consumption does not make a country rich ». « It is production and capital investment that makes countries rich. »

In fact, Faber said, loose monetary policy not only contributed to the housing bubble but led to « overconsumption » that meant a dramatic rise in the U.S. trade deficit. This occurred as consumers refinanced homes for extra cash that were used to buy goods made in nations such as India and China.

On top of the world’s fiscal concerns, there is potential for rising geopolitical tensions, such as which nations are able to continue receiving unobstructed supplies of oil. The positioning of U.S. military bases around the world could eventually become worrisome for some Asian nations, Faber said.

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Les politiques n’ont pas tiré les leçons de la crise !

Selon Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Ecole d’économie de Paris, les pouvoirs politiques n’ont pas tiré les bonnes leçons de la crise financière de 2008.  Il affirme que les politiques ne font qu’appliquer de vieilles « théories qui ont montré leur incapacité à expliquer le monde actuel ». Ils appellent à fonder une nouvelle politique économique. Voir plus en détail son intéressant article paru dans l’édition du journal Le Monde de ce mercredi 15 septembre 2010.

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Manifeste des économistes atterrés !

Les débats qui font rage aujourd’hui ne laissent pas indifférents mes collègues économistes…preuve en est ce manifeste proposé sous la forme d’un blog et diffusant tout un ensemble de mesure (au total 22) pour nous sortir de l’ornière actuelle. A découvrir.

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Actions, Or, Obligations : quel(s) actif(s) choisir pour son épargne ?

S’il vous reste encore quelques euros en poche après ou pendant cette crise et que vous vous posez des questions sur leur usage, alors cet article issu du journal La Tribune peut vous être utile. En effet,  jusqu’à présent considérées comme le placement le plus rentable sur longue période, les actions sont finalement dépassées par les obligations et l’or. Il faut donc être vigilent et ne plus succomber immédiatement aux promesse du Cac…bonne lecture.

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La Réunion, à la recherche du temps – long – perdu !

La manifestation organisée vendredi 10 septembre 2010 par l’ensemble des acteurs de la filière BTP invite une nouvelle fois à nous poser la question du rapport au temps de certains décideurs politiques réunionnais hantés par la dictature électorale du court terme. Se maintenir au pouvoir ou préparer sa réélection future exige de satisfaire l’impatience de nos concitoyens au risque de piloter à vue et de ne pas anticiper les écueils potentiels futurs. Or, encore plus en 2010 que par le passé, je ne peux concevoir que gouverner signifie satisfaire uniquement l’urgence…certes, l’urgence impose des réponses permettant d’amortir l’impact du choc conjoncturel, mais l’urgence implique également de prendre des décisions aux portées structurelles pour qu’il n’y ait plus d’urgence à l’avenir. Finalement, faut-il uniquement s’efforcer de soigner ou, également, et surtout, de préparer notre territoire, notre société, nos acteurs pour qu’ils puissent se relever le plus rapidement après n’importe quelle chute. ? On n’invente rien de nouveau en disant cela puisqu’il est bien connu que prévenir vaut mieux que guérir. Ce type de gouvernance, on ne cesse de le répéter depuis plusieurs années, requiert de préparer La Réunion, de la doter des outils nécessaires pour qu’elle réponde aux défis futurs en matière de formation, de recherche et développement, de modalités diversifiées pour les transports et déplacements, de logements, d’accueil des personnes âgées, de maitrise de l’énergie, de gestion des ressources vitales,…Tous ces défis ne peuvent être relevés si nos décideurs n’acceptent pas une part de risque (eux aussi doivent en prendre !) : inclure dans leur programme une part de projets s’inscrivant dans le long terme et ce malgré le sentiment que les réunionnais voudraient tout et tout de suite…Mais, après tout, être décideur politique c’est aussi faire de la pédagogie. Pourquoi ce devoir de pédagogie, cette nécessité de prise en compte du long terme semblent être évidents pour la majorité qui défend le projet de réforme des retraites et ce même devoir, cette même nécessité seraient rejetés par les mêmes autorités (ou leurs alliés) lorsqu’il s’agit de projets territoriaux ?

Plus précisément, ce trou d’air béant que subit l’économie réunionnaise depuis deux ans était-il prévisible ?

En premier lieu, il suffit pour y répondre de revenir à la gestation de la Lodeom. Remettre en cause  un outil de financement d’un pilier d’une économie sans l’avoir préparée à diversifier ses moteurs de croissance ne pouvait que l’amener à mal réagir. A ce moment de l’analyse, je rejette l’idée d’irresponsabilité de nos acteurs locaux puisque maintenant depuis presque six ans plusieurs d’entre nous (entrepreneurs, acteurs de la société civile et politiques) nous sommes investis dans autant de réflexions sur l’avenir de La Réunion avec comme feuille de route la nécessité de prévoir l’après modèle traditionnel bi-polaire agro/btp pour compléter le fonctionnement actuel de l’économie réunionnaise par les nouveaux domaines d’activités stratégiques (environnement, TIC, tourisme durable, R&D, ouverture…). Conscient de la fragilité de notre tissus sociétal et économique, le passage à la nouvelle étape (synthétisée dans la Stratégie Régionale d’Innovation) exigeait une avancée en douceur et non pas un remède de cheval digne des plans de stabilisation du Fmi. Or, pour me souvenir d’une règle d’or, l’économie a surtout besoin de lisibilité, de stabilité, de confiance en les règles adoptées et non pas de remises en cause permanente. Et si des modifications sont nécessaires, alors, cela doit être réalisé en posant tous les enjeux sur la table et conduit avec concertation sans arrières pensées idéologiques ou électorales comme seules fin.

En second lieu, cet arrêt brutal ne pouvait être qu’accentué par une certaine forme de cécité : l’aveuglement que prendre démocratiquement le pouvoir peut s’effectuer à n’importe quel prix. Et pour que les choses soient claires loin de moi l’idée de mettre une hiérarchie entre les projets des majorités successives !   Bon nombre d’entre-eux me semblent vouloir aller avec des modalités différentes dans le sens du bien commun. Il s’agit juste de la conviction que d’autres alternatives auraient pu être empruntées permettant de critiquer, d’avancer ses idées,  tout en s’appuyant sur la nécessité d’une certaine forme de continuité au seul motif de l’intérêt supérieur de La Réunion. Et en prenant le risque d’expliquer aux réunionnais que les projets futurs aussi grands et justifiés soient-ils ne pourront plus être financés aussi facilement que par le passé mais par un effort supplémentaire des résidents…l’ère de l’argent ou de la solidarité nationale totale étant révolue. Plutôt que de nourrir une vision anxiogène de l’avenir, une pédagogie de la confiance aurait due être entreprise. Cette conception alternative nous aurait sans doute éviter d’accentuer la saillie dans la commande publique…moteur encore malheureusement trop important de notre économie.

Au total, il m’apparait clairement que nous ne pourrons pas  édifier un nouveau modèle de développement pour La Réunion si l’horizon des visions et des ambitions se compte en mois et non en décennies. C’est dans cette capacité à s’inscrire dans le temps que se conjugue notre capacité à produire un développement durable pour les réunionnais. Cette exigence constitue pour nos élus dans leur ensemble peut être le plus grand défis qu’ils ont aujourd’hui à relever. Dans les mois et les années à venir, ils auront à faire rimer solidarité et efficacité, à se lancer à la recherche du temps long perdu. Sinon, les électeurs finiront aussi par se lasser de ceux qui ne font que communiquer ou se focaliser sur le court terme. Abattus, désœuvrés, ils seront de plus en plus nombreux à se laisser séduire par d’autres formes de revendications qui ne permettent ni de construire la paix sociale, ni de garantir l’émergence d’un modèle de développement durable auto-entretenu.

 

 

 

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Le Tram, au delà des voyageurs, transporter aussi les marchandises !

En ces temps de remise en cause de projet où cycle économique et cycle politique ont du mal à s’y retrouver, une prise de recul est toujours nécessaire sur les utilités des différents projets. Dans cette perspective, la multifonctionnalité d’un outil de transport en site propre sur voies ferrées présente de nombreux avantages. que n’ont pas d’autres modalités… Pour obtenir davantage d’éclairages je vous conseille la page suivante  sur « Le Tram-Fret, la solution au problème marchandises en Ile de France ? ». Bonne lecture !

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Manifestation du BTP : quand c…

Manifestation du BTP : quand cycle économique et cycle politique ne se comprennent pas ! Et pourtant ceux qui osent parler de croissance endogène devraient aller relire leurs fondamentaux : les travaux de Robert J Barro (notamment son célèbre article de 1990 dans la revue Journal of Political Economy) demontre bien l’importance des investissements et des dépenses publiques d’infrastructures sur la croissance (qui devient endogène). Dommage qu’en 2010 ce genre d’analyse ne traverse pas davantage la société des décideurs !

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Regard d’un économiste exceptionnel : Thomas Piketty

Dans le débat actuel, le regard de Thomas Piketty est intéressant. Il nous est livré dans le journal Alternatives Economiques. Pour information, Thomas Piketty est ce qu’on appelle un surdoué de la réflexion économique en France et intervient aux Etats-Unis. Je le rejoins parfaitement sur son article « Mettre fin à la peur de l’avenir ».

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Ouf, on a eu chaud…! Les niches fiscales des DOM seraient finalement épargnées

Les arbitrages qui sont actuellement effectués par le gouvernement peuvent nous occasionner quelques frayeurs : quid des niches fiscales qui alimentent les moteurs des économies domiennes ? Un début de réponse rassurant provient de l’interview de François Baroin au journal les Echos :

Je vous livre sa réponse :

Qu’en est-il des niches fiscales relatives à l’outre-mer ?

La remise en cause de la défiscalisation en outre-mer serait un désastre économique pour ces territoires et nous avons pris des engagements vis-à-vis de l’outre-mer qui ne seront pas remis en cause. En revanche, nous voulons lutter contre certains effets pervers. Nous prévoyons de mettre en oeuvre des mesures anti-abus, par exemple pour réduire l’activité des intermédiaires financiers qui captent une partie des subventions de l’Etat.

Espérons que le vote de la loi de finance confirme ces premières orientations.

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La nécessité de la réforme ne doit pas cacher l’exigence d’équité !

En ce jour de septembre 2010, l’évènement en France est à n’en pas douter ceux de l’ouverture à l’Assemblée Nationale des débats sur la réforme des retraites et des manifestations (envisagées comme importantes) prévues un peu partout dans le pays. A La Réunion, la mobilisation a battu son plein à Saint-Denis comme à Saint-Pierre. Plusieurs milliers de personnes sont venues déclarer leurs inquiétudes diverses sur cette thématique des retraites. Prenons un peu de recul pour poser quelques éléments qui font débat et qui apparaissent au coeur des préoccupations d’une large part de nos concitoyens :

  • Le premier, et qui ne fait pas débat, est la nécessité d’une réforme afin de sauvegarder un régime par répartition mis à mal par les mutations socio-démographiques de notre société : la question qui demeure est quelle réforme ou comment réformer ?
  • Le deuxième (et quitte à se répéter) est la nécessité de sauvegarder le régime par répartition. On voit mal comment en pleine crise financière et boursière nos responsables pourraient miser notre avenir entièrement sur le régime par capitalisation. Cela n’écarte pas l’idée d’un possible mélange (il a déjà lieu) mais garantissant au moins un minimum ;
  • Le troisième valable au niveau national comme sur le plan local est de concevoir une réforme dont les sacrifices seront équitablement répartis. Si personne aujourd’hui en France ne doute qu’il faille adapter la France aux nouvelles dimensions internationales, ces mutations doivent cependant être savamment dosées pour maintenir le pacte républicain, la cohésion de la société et notre architecture sociale. En d’autres termes, il s’agit de dégager ce sentiment d’injustice qui plane au-dessus de la présente réforme. Plusieurs éléments viennent appuyer cette impression.
    • D’abord, l’apparence que seuls les salariés seront mis à contribution. Certes on peut comprendre que c’est au travailleur de s’assurer contre ce risque qu’est celui de la vieillesse et de ses vieux jours. Sauf que le travailleur ne génère pas uniquement que des salaires mais aussi des profits, bénéfices, dividendes et plus généralement des revenus du capital…Dans une société solidaire, il nous apparaît souhaitable que ce facteur, certes mobile, soit mis à contribution pour pallier au financement d’un des grands axes de notre société républicaine. Et puis n’oublions pas qu’à côté des salariés sont aussi concernés beaucoup d’artisans ou de petits entrepreneurs dont les situations sont également très préoccupantes notamment dans cette période de crise mais aussi lorsqu’on se projette sur le futur.
    • Ensuite, se pose le problème de la durée de cotisation et du recul de l’âge de départ à la retraite. Qui oserait s’élever contre l’argument : « comme nous vivons plus longtemps, nous devons travailler plus longtemps ». Cela est sans doute vrai. Mais cela pose plusieurs défis : passer de la dimension quantitative à la dimension qualitative. Ce n’est pas travailler plus mais plutôt travailler mieux ! En outre, A quoi cela sert-il de repousser l’âge de départ à la retraite si déjà, dans les âges d’aujourd’hui, le taux d’emploi des séniors est très faible par rapport à d’autres pays. Ainsi, optimisons déjà la force de travail actuelle (ce qui sous tend de la formation, de l’exigence auprès des entreprises,…) ce qui génèrera de nouvelles recettes…En fait, au-delà de l’argument facile, on comprend que modifier par la loi l’âge légal s’avère être plus pratique que d’entamer une vraie réforme de fond qui prendrait plus de temps et que nos différents responsables n’ont jusqu’ici jamais entreprise. En effet, seuls l’accroissement du taux d’emploi et la réduction du chômage conduira à augmenter de façon significative les recettes et de réduire les tentations à agir uniquement sur l’âge. Mais cela ne se décrète pas.
    • Enfin, pourquoi ne pas oser toucher à certains leviers fiscaux. On pense bien évidemment à la TVA. Sur ce plan l’argument fatal est l’injustice de cette forme d’impôt du fait de sa non progressivité. Mais, rien n’empêche de différencier certains secteurs (permettant d’épargner par exemple les produits de première nécessité et de taxer davantage les produits « polluant »). De plus, la TVA permettrait de renforcer sur le territoire national la compétitivité des produits domestiques.
  • Le quatrième est associé à La Réunion. L’actuel réforme pose en effet localement plusieurs soucis. Faire un simple copier-coller du projet débattu à l’assemblée ne serait pas sans danger.
    • D’une part, toute réforme, quelle qu’elle soit doit se préoccuper du long terme pour La Réunion et sauvegarder, voir construire notre paix sociale. Or dans le contexte de notre île, où une grande part de la population active est encore au chômage, cette réforme risque de conduire pour plusieurs décennies un grand nombre de réunionnais au minima, si ceux-ci sont maintenus. Face à de telles perspectives moroses (votre avenir serait fait sur le court terme du chômage et sur le moyen et long terme de revenus indécents), le risque de dislocation grandit dans une île comptant bientôt un million d’habitants.
    • D’autre part, et de façon concomitante, les dispositifs en termes d’âge semblent être ici sans effet puisque le taux de chômage actuel important réduit fortement le nombre d’annuités ou serait sans effet pour une large part de la population concernée par une chômage structurel et de long terme. C’est un peu comme les réductions fiscales. Quand vous ne payer pas d’impôt cela ne vous fait aucun effet !
  • Le cinquième concerne également La Réunion. Face à  un tel contexte, pourquoi ne pas envisager une réforme qui prenne en considération les spécificités de notre île ? Difficile vous me direz ! Mais, cela s’est pourtant fait lorsqu’on a voulu favoriser l’arrivée de capitaux ou les investissements à La Réunion à travers la création de plusieurs outils (défiscalisation, TVA-NPR,…). Deux poids de mesures ? Après tout si favoriser l’investissement dans notre île est une façon de la construire, édifier un système d’assurance contre le risque vieillesse qui maintienne la paix sociale est aussi une autre manière aussi noble de construire l’avenir de notre île. Car, des équipements ou des outils industriels sans habitants ou sans consommateurs seraient également inutiles…

Ces cinq éléments n’entendent pas bien évidemment dresser un portrait exhaustif des problèmes posés par l’actuelle réforme. Ils visent à nourrir notre débat. L’économiste que je suis oscille entre la logique économique et la logique sociale. Mais je reste aussi attaché à la stabilité sociétale de mon pays La France et de ma région La Réunion. En fait ces quelques éléments permettent de soulever un couvercle pour mettre à jour les limites associées à une trop grande précipitation à vouloir adopter le projet actuel en l’état, même si répétons nous, la nécessité de « réformer » la France s’impose. Mais cela ne doit pas la conduire à être « réformée » car, disloqué, notre pays verrait sa situation être dégradée. Espérons que les débats qui auront lieu dans les prochains jours permettront de modifier cette réforme pour qu’elle puisse davantage sur le territoire national dans son ensemble comme à La Réunion continuer à garantir une de nos libertés individuelles fondamentales : s’assurer dignement contre le risque de fin d’activité en dernière période de vie.

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